Cibler les bons décideurs sur LinkedIn : la méthode, pas le hasard
Un profil soigné et un bon message ne rattrapent pas une mauvaise liste. Avant d'écrire la moindre invitation, la vraie question est : qui est dedans, et pourquoi. Voici les 4 filtres qui font 80 % du travail, et un exemple construit du début à la fin.
Le vrai problème n'est pas le volume, c'est la liste
On peut envoyer 20 invitations par jour pendant six mois avec un message impeccable : si la liste est mauvaise, le taux de retour restera mauvais. La raison est simple — un décideur qui ne vit pas le problème que vous résolvez n'a aucune motivation à répondre, quelle que soit la qualité de l'approche. Le ciblage n'est pas une étape préparatoire secondaire. C'est la moitié du résultat, avant même d'avoir écrit un mot.
Le signe qu'on prospecte "au feeling" plutôt qu'avec une méthode : on ne pourrait pas dire, pour chaque profil de la liste, la phrase exacte qui justifie sa présence dedans. Si la réponse est "il avait l'air intéressant", ce n'est pas un critère — c'est une intuition, et les intuitions ne scalent pas.
Les 4 filtres qui font 80 % du travail
Pas besoin d'un outil de scraping ni d'un abonnement premium pour commencer. Les filtres de recherche standard de LinkedIn (et gratuitement sur Sales Navigator en version d'essai) suffisent à éliminer la majorité du bruit :
Le filtre qu'on oublie : le pouvoir de décision réel, pas le titre
Un piège classique : filtrer sur "CEO" ou "Directeur" et considérer le travail de ciblage terminé. Le titre affiché sur LinkedIn ne dit rien du pouvoir de décision réel dans une PME. Dans une structure de 10 à 30 personnes, c'est très souvent le fondateur ou le gérant qui tranche sur un budget d'acquisition — même quand un "Directeur commercial" existe sur l'organigramme. Le bon réflexe : croiser l'intitulé de poste avec la taille d'entreprise (filtre n°2), pas les regarder séparément. Un même titre change complètement de sens selon l'effectif qui l'entoure.
Une liste de 50 bons profils convertit mieux qu'une liste de 500 profils approximatifs — et prend moins de temps à traiter.
Un exemple construit du début à la fin
Prenons un cas concret : vous vendez un service d'acquisition à des petites entreprises B2B du conseil. La liste se construit ainsi : secteur = conseil / services professionnels B2B ; taille = 1 à 50 salariés (le budget et le mode de décision d'une structure à cette échelle sont homogènes) ; intitulé = "fondateur", "gérant", "associé", "directeur" en excluant les grandes structures où ce titre ne pèse pas pareil ; zone = large si le service se livre à distance. Résultat : une liste resserrée, où chaque profil a une raison objective d'être dedans — et où le message peut enfin s'adresser à une réalité précise plutôt qu'à une catégorie floue.
Ce que ça change une fois la liste propre
Une bonne liste ne garantit pas un taux d'acceptation de 100 %. Elle change la nature du problème : au lieu de deviner pourquoi les gens ignorent l'invitation, on sait déjà que chaque destinataire a une raison plausible de s'y reconnaître. Ce qui reste à travailler ensuite — le profil, le message — se corrige en quelques minutes (voir l'article sur les invitations ignorées). Le ciblage, lui, doit être refait à chaque changement d'offre ou de segment. C'est la partie du travail qui ne se voit pas, et qui explique presque tout le reste.
Et si votre liste était le vrai sujet ?
30 minutes, sans engagement. On regarde ensemble qui vous ciblez aujourd'hui et si chaque profil de votre liste a une vraie raison d'y être.
Recevoir mon diagnostic d'acquisition →